Vision BCI de la Mobilité
2. Les piliers de la Mobilité
L’analyse et le développement d’applications de Mobilité dans la réalité actuelle de la technologie (voir l’application de gestion de flotte pour les transporteurs de fond) montre que la Mobilité repose sur 4 grandes familles technologiques de nature très différentes mais qui doivent être en parfaite synergie. On peut donc parler d’une chaîne de Mobilité et la performance de la chaîne, et partant de l’application finale (la seule intéressante car concernant l’utilisateur) dépend de la performance du maillon le plus faible.
Les piliers technologiques de la Mobilité sont :
- la localisation : on ne peut pas parler de Mobilité sans parler de la « position » du mobile. La localisation est la fonctionnalité qui fournit ce qu’il est convenu d’appeler justement le « vecteur d’état » (position, cap, vitesse, status de panne, d’alerte, identification, etc.) – pour tout un chacun on traduira vecteur d’état par position. C’est celle d’une voiture et demain ce sera celle du piéton. Les performances de cette fonctionnalité sont critiques pour beaucoup d’applications, particulièrement en matière de continuité et de sécurité de l’information – le GPS (vs Galileo) est souvent présenté comme une panacée – ce qu’il n’est PAS. BCI a une expertise incontestée en la matière pour les véhicules terrestres. Le problème de la localisation est bien résolu pour les véhicules terrestres (précision de 5m en absolu à 95%) par le couplage estime-GPS. Pour les piétons, le problème reste aujourd’hui entier (précision requise de 1 m partout y compris dans les bâtiments) – on compte 2 à 3 ans pour avoir des solutions de qualité (technologie RFID pour les bâtiments, inertie simplifiée + GPS à l’air libre).
- la modélisation du monde : une localisation n’a d’intérêt que si on sait la rapprocher de l’environnement – ce qui concerne l’utilisateur n’est pas une suite de chiffres mais bien de savoir qu’il est dans la rue Sibuet ou dans la cour de l’école primaire Victor Hugo. Le passage des chiffres à l’information pertinente nécessite que l’on « décrive » le monde de manière compréhensible par les calculateurs, car ce sont bien eux qui vont opérer en permanence, à l’insu de l’utilisateur, une telle opération de rapprochement position/emplacement compréhensible. C’est également la modélisation du monde qui va supporter l’ensemble des informations nécessaires à l’homme, depuis le menu du restaurant jusqu’à l’information historique sur un monument ou le statut de sa police d’assurance. Chacun doit donc se persuader que la modélisation du monde ne se limite pas du tout au monde de la modélisation cartographique, mais est bien en charge de l’accès à n’importe quelle donnée ou information. On a pris l’habitude de parler de « bases de données » (BD) pour évoquer les aspects de modélisation du monde (elles peuvent être spécifiquement cartographiques ou non comme un fichier nominatif client par exemple). BCI a développé au fil des ans un outil sans égal de modélisation cartographique du monde (SNN).
- l’applicatif générique de Mobilité : l’analyse des besoins de Mobilité montre qu’il existe un fond commun qui concerne des fonctions bien identifiées liées à l’environnement cartographique. Par exemple, guider un aveugle à l’aide d’une oreillette ou bien guider un Airbus380 au roulage relève de fonctionnalités identiques (calcul d’itinéraire sous contrainte, recherche dans une BD, grammaire de guidage, etc.). Cela permet à partir d’un logiciel dit générique de développer des applications sans limite en particularisant seulement ce qu’on appelle les interfaces, qui seules portent la spécificité du mobile. BCI a développé un tel applicatif dénommé NAPI™.
- les télécommunications : pendant longtemps c’est l’arbre qui a caché la forêt de la Mobilité, mais il a fallu en passer par là. L’évolution récente, foudroyante si on regarde un peu en arrière, a consacré l’aspect numérique et l’aspect de compatibilité Internet dit « mode IP ». Le mode GPRS du GSM / CDMA en est la première expression réellement viable. Les logiciels de BCI sont spécifiquement conçus en « mode IP » pour l’échange des données et par suite sont naturellement compatibles des communications présentes ou à venir.
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